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Actualités

In memoriam Gaston Gross

20 octobre 2022 - In memoriam

Vous trouverez ci-après le texte de Pierre-André Buvet, maître de conférences HDR à l’université Paris 13 Sorbonne Paris Cité, rédigé en hommage à Gaston Gross disparu le 13 octobre 2022.

in_me_moriam_gaston_gross.pdf (PDF - 755 kio)

In memoriam Danièle Manesse

29 juillet 2022 - In memoriam

Danièle Manesse nous a quittés le 6 juin 2022. Vous trouverez ci-après le texte rédigé en son hommage par Jean-Louis Chiss, Professeur émérite en sciences du langage, Université Sorbonne Nouvelle, DILTEC (EA 2288).

in_memoriam_danie_le_manesse.pdf (PDF - 523.8 kio)

Adhérer

5 juillet 2022 - Actualités de l’association

L’Association des Sciences du Langage propose désormais deux modalités d’adhésion :

1) adhésion individuelle :
Si vous souhaitez adhérer à l’association, dont l’objet est de défendre les intérêts des linguistes et de leur discipline, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant, qui vous conduira vers un formulaire à compléter :
https://docs.google.com/forms/d/11u...

2) adhésion institutionnelle : (NB : Les adhésions institutionnelles seront ouvertes au 1er septembre)
L’Association des Sciences du Langage propose une adhésion à l’adresse des UFR ou laboratoires incluant des linguistes. Cette adhésion, d’un montant annuel de 250 €, offre plusieurs avantages :
1) Elle permet un accès au fichier des adhérents pour :
o La diffusion de l’information scientifique
o La connaissance du vivier des chercheurs dans les différentes spécialisations de la linguistique (dans l’optique des recrutements)
2) Elle permet, pour les UFR, l’accès à un vivier de vacataires
3) Elle permet aux doctorant.es, de votre structure, de candidater à une bourse de mobilité d’un montant de 1000 euros.
4) Elle permet de faire bénéficier aux membres de votre structure d’un tarif réduit au Congrès professionnel des linguistes (CPL)
5) Elle offre la priorité aux docteurs qualifiés de votre structure pour participer à la journée annuelle d’entrainement aux auditions pour les postes de MCF.

Journée masteriale « Analyse du Discours » - Université d’Amiens 22 juin 2022

8 juin 2022 - Actualités

Cher(e)s collègues, cher(e)s doctorant(e)s,
Voici l’annonce de la journée masteriale « Analyse du Discours » qui se tiendra à l’université d’Amiens le 22 juin prochain. Il sera possible d’accéder en ligne à cette journée :

Lien zoom : https://u-picardie-fr.zoom.us/j/89203059582?pwd=VVRhbDhKU1JoY0x5T25YQ0R6YnBlZz09

ID de réunion : 892 0305 9582

Code secret : 644117

Affiche Journée Masteriale "Analyse du discours" (PDF - 188.5 kio)

Journée d’études ASL 17 juin 2022 - "Aspects langagiers contemporains de la cause animale"

26 mai 2022 - Actualités

Vendredi 17 juin 2022, 9h30 à 19h
Amphi Quinet / 46, rue Saint-Jacques, 75005 Paris

Inscription obligatoire
(L’inscription est obligatoire pour l’accès à l’amphithéâtre. Elle ne vous engage aucunement)
Lien pour s’inscrire : https://framaforms.org/aspects-lang...

La défense de la cause animale connaît depuis quelques années, notamment en France, un développement croissant. Elle prend parfois des formes idéologiques affirmées, comme le véganisme ou l’antispécisme. Or on remarque trop rarement que la question du langage est impliquée dans cette mouvance dédiée à la cause animale, et cela sous plusieurs formes, dont les suivantes : comment parle-t-on des / aux animaux ? Quelles sont les stratégies discursives utilisées pour sensibiliser à la cause animale ? Quels sont les enjeux linguistiques et conceptuels des néologismes qui fleurissent autour de ces questions ? Comment la distinction humain/animal s’inscrit-elle dans le lexique ? Comment le point de vue animal est-il représenté dans la littérature ? L’ASL, dans le cadre d’une journée d’études organisée par Philippe Monneret, propose d’examiner la place et les enjeux de la question du langage dans le cadre des questionnements contemporains sur les relations entre humains et animaux.

Programme du Colloque ASL 2022 - Aspects langagiers contemporains de la cause animale (PDF - 188.9 kio)

Les présentations de la "Grande Grammaire du français" se poursuivent :

10 mai 2022 - Actualités

 Anne Abeillé, Danièle Godard, Antoine Gautier : Sorbonne GEHLF le 13 mai 14h-16h (en ligne)
https://us02web.zoom.us/j/89919406866?pwd=WmZadEhhZElqS0dpaGJHUUwrZWZJdz09
 Anne Abeillé, Comédie du livre, Espace rencontre Albertine Sarrazin : Montpellier : 21 mai 17h-18h
https://www.10joursenmai.fr/
 Anne Abeillé : RJC, Maison de la Recherche, (salle Claude Simon), 4, rue des Irlandais : 9 juin 9h30-10h10
http://www.univ-paris3.fr/25emes-rencontres-jeunes-chercheurs-rjc-2022--733065.kjsp
 Anne Abeillé, Danièle Godard, CMLF, Université d’Orléans, 8 juillet, 10h05-10h35 (amphi Genevoix)
https://cmlf2022.sciencesconf.org/data/pages/CMLF2022_Programme.pdf
 Anne Abeillé, Danièle Godard, Lieux mouvants, hameau de Saint-Antoine, 22480 Lanrivain, Côtes-d’Armor : 21 août 14h30
http://www.lieux-mouvants.com

Conférence Plejada - association amie ASL 14 mai 2022 10h

10 mai 2022 - Actualités

"Relations entre les États, relations entre les chefs d’État. Le discours diplomatique présidentiel et la pragmatique interpersonnelle", Monika Kostro - Université de Varsovie.

La conférence aura lieu le 14/05/2022 à 10h sur Zoom et sera ouverte au public : https://us02web.zoom.us/j/826792940...

Sciences du langage : autonomie et engagement

31 mars 2022 - Vie de la communauté

La table ronde Autonomie et engagement des sciences du langage s’est déroulée le 11 mars 2022 dans l’amphithéâtre Champollion de la Sorbonne, à Paris.
Organisée par Enrica GALAZZI au nom du DORIF, Guy ACHARD-BAYLE et Philippe MONNERET au nom de l’ASL, la manifestation poursuivait deux buts. D’une part, rassembler, voire confronter des points de vue sur les thématiques croisées de l’autonomie et de l’engagement s’agissant des sciences du langage. D’autre part, s’interroger sur des notions — et des pratiques — telles que l’intervention et l’engagement, qui pour paraitre parallèles, peuvent également se distinguer suivant les contextes (entre autres nationaux) où elles s’actualisent.
Les intervenant·es (voir la synthèse ci-dessous) ont présenté leur point de vue pour commencer, de manière brève, avant d’engager un dialogue, entre eux et avec le public.

Cliquer sur l’icone pour ouvrir le document de synthèse :

Vidéos du colloque de l’ASL 2021 - en ligne

4 mars 2022 - Actualités

Les vidéos du colloque de l’ASL 2021 sur Héritage et Transmission en SdL sont en ligne sur le site de l’université Sorbonne Nouvelle : http://www.univ-paris3.fr/de-l-heritage-des-savoirs-a-leur-transmission-en-sciences-du-langage-colloque-bisannuel-de-l-asl-2021—718231.kjsp?RH=ACCUEI

"La logique des mots" - Patrick Sériot, professeur honoraire de linguistique slave, Université de Lausanne

4 mars 2022 - Actualités

En relation avec la TR de vendredi 11 mars sur Autonomie et Engagement en SdL, nous faisons suivre ce texte de Patrick Sériot publié dans Le Temps à Genève lundi 28 février :

La logique des mots

Que vient faire la langue dans la géopolitique ? Comprendre la vision du monde de V. Poutine suppose qu’on s’intéresse de près à cette question, qui attire peu l’attention en Europe occidentale, à l’exception de la Catalogne.

Le russe et l’ukrainien sont des langues différentes mais proches, comme sont proches l’espagnol et l’italien, mais moins que le tchèque et le slovaque, langues officielles de deux États différents, moins encore que le serbe et le croate, pratiquement identiques.

Après des siècles d’interdiction et de répression de la langue ukrainienne dans la Russie tsariste, puis de russification des normes de l’ukrainien sous Staline, l’immense majorité des citoyens ukrainiens sont bilingues, ou du moins comprennent parfaitement l’autre langue. Beaucoup d’entre eux parlent un mélange des deux langues, appelé le surzhyk, ou passent d’une langue à l’autre en fonction des interlocuteurs ou de la situation. Il est donc impossible de faire des statistiques fiables sur la répartition des langues, même si la question de la langue fait partie des recensements de population. Le gouvernement ukrainien a peut-être été maladroit d’imposer l’ukrainien comme seule langue officielle et de transformer le russe en langue étrangère au même titre que l’anglais, ce qui a profité à la démagogie poutinienne qui a argumenté sur la « répression » dont seraient victimes les « Russes » en Ukraine. Or « les Russes » en Ukraine ne sont pas « des Russes ». Une nuance sémantique fondamentale doit être prise en compte : en Europe orientale certains pays font une différence entre « nationalité » et « citoyenneté ». La citoyenneté est l’appartenance à un État (définition politique, non essentielle), la nationalité est une identité ethnique (essentielle, inaliénable). La nationalité se définit, entre autres, par la langue. Sur les papiers d’identité soviétiques était inscrite la « nationalité » : russe, ouzbèque, lettone, juive, ukrainienne… En 1975 A. Solzhenitsyne a été privé de sa citoyenneté soviétique, mais les sbires du KGB n’auraient jamais eu l’idée de le priver de sa nationalité russe, idée dénuée de sens. Cette double appartenance subsiste dans la Russie post-soviétique (même si elle n’est plus mentionnée sur les papiers d’identité), mais pas en Ukraine, où tous les citoyens sont ukrainiens au même titre que ceux dont la langue maternelle est le hongrois ou le roumain.

Dans cette logique du point de vue russe, les Suisses romands, parce qu’ils sont francophones, sont des citoyens helvétiques de nationalité française, qui rêveraient de réintégrer un jour la mère-patrie, comme les Tessinois des citoyens helvétiques de nationalité italienne, injustement séparés de la mère-patrie, logique irrédentiste. A l’inverse, les Bretons, les Basques et les Alsaciens sont, toujours de ce point de vue, des citoyens français, de nationalité bretonne, basque ou alsacienne.

Cette définition de l’identité, ou appartenance d’un individu à un groupe remonte à l’opposition entre la définition française jacobine, politique, de la nation, et la définition allemande, romantique, culturelle, d’où la différence entre Gemeinschaft (essentielle, naturelle) et Gesellschaft (superficielle, non essentielle) (un thème récurrent de l’idéologie völkisch au début du XXe siècle).

Toute comparaison doit être maniée avec précaution, mais une s’impose : en 1938 pour Hitler les citoyens tchécoslovaques de langue allemande étaient « des Allemands », dont le territoire (les Sudètes) devait revenir dans le giron de la nation. Pour Poutine, les citoyens ukrainiens de langue maternelle (ou principale) russe sont « des Russes » avant d’être des citoyens ukrainiens. Il est donc logique, dans cette idéologie déterministe, que le territoire où ils sont en majorité revienne à la mère-patrie, dont ils n’auraient jamais dû être séparés. Mais cette logique a un prix : le mépris total de tout choix démocratique, de toute auto-détermination, puisque, dans ces conditions, l’individu n’existe pas en dehors du groupe auquel il est censé appartenir : la « nation » au sens ethnique.

Le discours de Poutine n’est pas raciste (au sens biologique), mais ethniciste. Or, au final, la différence n’est pas grande, puisque pour lui la démocratie n’est qu’une faiblesse décadente, un facteur de division, et que seul compte le déterminisme ethnique. Chauvinisme, xénophobie et mépris du droit en sont l’expression la plus manifeste.

Quant Poutine prétend défendre ce qu’il appelle « nos concitoyens » ou « nos compatriotes » opprimés en Ukraine, il est indispensable de décoder ces mots démagogiques dont le sens premier a été détourné. Considérer que l’appartenance ethnique prime sur l’appartenance citoyenne est une idéologie politique dangereuse, qui repose sur l’idée de pseudo-naturalisme, à savoir que tout russophone, quelle que soit sa citoyenneté, est en même temps redevable de son être profond à l’État russe.

La Lettonie (membre de l’UE), où réside une importante minorité russophone, sera-t-elle la prochaine cible de la reconstitution de l’Empire soviétique ? La fragile Moldavie, presque bilingue, n’est-elle pas encore plus en danger ?

Patrick Sériot, professeur honoraire de linguistique slave, Université de Lausanne